La Femme, muse et modèle 

Musée Renoir, Cagnes sur Mer

photos Monique Thibaudin et Guillaume Aral


Gabrielle d'Estrée et une de ses sœurs, 114 x 93 cm, épaisseur 17 cm, colle, résine, fibre de verre, papier, acrylique, 2007 (avec Virginie Journiac)
Inspiré du célèbre tableau de l'École de Fontainebleau (1595 env.)
Réalisé à partir d'une seule affiche de publicité pour produits de beauté. Il ne reste visible du document d'origine que les yeux, la bouche, quelques doigts, une arrête de nez, un morceau d'oreille et les petits tas de fards en poudre. 
Le portrait d'une femme et son double.

Eve, hauteur 206 cm, colle, papier, 2008
Avec Michel Gaudet,


Les artistes présents, la Conservatrice des musées de Cagnes Virginie Journiac et Guillaume Aral, galerie Ferrero

Artistes exposés : Amedeo Modigliani, Alexander Archipenko, Lipa, Antoniucci Volti, Théo Tobiasse, Arman, Sacha Sosno, Albert Mkhitarian, Giorgio Laveri, Patrick Moya, Véronique Champollion, Mauro Corda, Jean-Antoine Hierro, George, Stéphane Cipre, Louis Dollé et Patrick Alo.

Texte de Giovanni Bai, artiste et sociologue milanais

Eva
Nel percorso artistico di Véronique Champollion la donna è solitamente rappresentata come una madonna, la cui immagine trascende il significato religioso per incarnare le problematiche della donna in generale. Recentemente Véronique si è avvicinata alla figura di Eva: accoppiata e contrapposta ad Adamo, ma anche sola, come in questo caso. 
Non porta il mantello Eva, neppure è di marmo; Eva è nuda, ma la sua nudità non è neutra, perché porta le tracce del materiale, la cartapesta - uno dei materiali che Véronique predilige - con cui è realizzata la scultura che la rappresenta. Un materiale povero nel senso meramente tecnico – cui Véronique supplisce con una incredibile manualità – ma ricco di informazione, perché la carta di giornale appare direttamente sul corpo di  Eva, che porta tatuate su di sé le informazioni sul dolore del mondo, ma pure della banalità del quotidiano. Eva esprime al tempo stesso - attraverso  i titoli dei giornali utilizzati - seduzione, colpa, dolore, realismo; anche se la forma della scultura evoca piuttosto sia la dolcezza del vivere che l’indifferenza.
E poi l’unica parte dipinta, i capelli d’oro che ne fanno una moderna Venere del Botticelli.

Eve
Dans le parcours artistique de Véronique Champollion, la femme est souvent représentée comme une madone. Cette image en transcende la signification religieuse pour incarner les problématiques de la femme en général. Récemment, Véronique s'est rapprochée de la figure d'Eve : une fois accompagnée d'Adam, une fois seule, comme ici.
Eve n'a pas de manteau, elle n'est pas de marbre. Mais sa nudité n’est pas neutre car elle porte les traces du papier mâché qui la compose, un de ses matériaux de prédilection. Un matériau pauvre au sens strictement technique, que Véronique plie avec une incroyable dextérité - mais riche d'informations car le parpier journal apparaît directement sur le corps d'Eve, qui porte ainsi comme un tatouage aussi bien les titres sur la douleur du monde que la banalité du quotidien. Elle est à la fois séduction, culpabilité, douleur, réalisme, exprimés par les titres des journaux, même si la forme de la sculpture évoque plutôt la douceur de vivre et l'indiférence.
Enfin, seule partie peinte, la chevelure d'or qui en fait une moderne Vénus de Botticelli.

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