ART MOBIL 
N° 7, mai 98  

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ISSN 1158 0607  

ART MOBIL, 
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9, avenue Saint Donatien, 
06600 ANTIBES, 
tél : 06 80 10 68 93, 
fax 04 93 34 04 79, 
www.champo.com 

Sommaire 
3-4 Présentation : Giovanni BAI et
Gérard PETTITI 
5 Marie-Aimée TIROLE 
6 Louis PASTORELLI 
7 ALBERTINE, MAUBERT 
8 Marcel BATAILLARD 
9 KALAM, KRISTOF 
10 LEMALIN, Etienne SZABO
12 Patrick MOYA 
13 Gilles CHAIX 
14 Mauro ALPI, Vincent CALASSI 
15 Véronique CHAMPOLLION 
16 Denis CHOLET, DACHI 
17 ULTRA VIOLET 
18 Infos, expos 
 
Edito/Bon de souscription 

A l'origine de ce numéro 7: ces questions posées à tous les intervenants.   

    1. Quelle attitude avoir face au marché de l'art et à sa diffusion ?   
    2. Y a-t-il dans votre œuvre une influence régionale ?   
    3. Peut-il exister une Nouvelle École de Nice ; si oui, quelle doit-être  
    sa stratégie ?   
    4. Sur quelle base théorique peut se construire une Nouvelle École de Nice ?   
    5. Si vous deviez rédiger en quatre lignes un manifeste de la Nouvelle École de Nice quel serait-il ? 
Vous êtes intéressé par la spéculation d'une éventuelle nouvelle école artistique sur la Côte d'Azur.  

En lisant attentivement ce numéro, et éventuellement en vous abonnant, 
vous vous engagez à : 
une réflexion sur l'art sur la Côte d'Azur 
revoir votre attitude face au marché de l'art sur la Côte et ailleurs 
une réflexion sur un renouveau artistique et sa base théorique 
rédiger un manifeste de ce possible nouveau mouvement artistique 
Si vous avez coché toutes les cases, ne renvoyez surtout pas ce bon à l'adresse suivante : 
ART MOBIL 9, avenue Saint-Donatien, 06600 ANTIBES, Côte d'Azur. 
Si vous décidez tout de même de renvoyer le bon, recopiez-le. 

Distribution  

La Galerie du Lundi, tous les lundis, cours Saleya, NICE, face à La Civette  
L'atelier 49, 49 rue Clément Bel, VALLAURIS  
Le Café Sud, place Yves Klein, Promenade des Arts, NICE  
Galerie Art7 / 
Galerie des Antiquaires 
7, promenade des Anglais, NICE,  
tél : 04 93 88 82 29  
Galerie Gallo, 4, rue Gallo, NICE, 04 93 92 02 97  
Le Vrai et le Faux, pl Guy Debord, 45 Croisette, CANNES  
Galerie Les Têtes de l'art, 2 rue Droite, NICE  
MAMAC, Promenade des Arts, NICE  
Galerie Kamil, 51, boulevard du Jardin Exotique, MONACO 
tél : 377 93 50 36 40, fax : 377 93 50 95 29 
520 East Hyman avenue, ASPEN, COLORADO, USA, 
tél : 970 920 1670, fax : 970 920 15 99  
Le Méridien Beach Plazza, 
22, av Princesse Grace, MONACO  
Museo Teo, via Aselli 14, 20133 MILANO, tél/fax 02/713184, 
e-mail: gbai-mteo@rocketmail.com  
Bloom, Via Curiel, 39 20050 MEZZAGO - MI - tél : 039 623853  
et tout lieu culturel.

POUR UNE NOUVELLE ÉCOLE DE NICE/ ARTMOBIL ET MUSEO TEO
ET PATATA PATATI.
Giovanni BAI, docteur en sociologie et artiste, vit à Milan.

L'esprit de jeu présent dans l'introduction de la réponse de Tirole se retrouve dans beaucoup des autres prises de position, par exemple lorsque Moya soutient que l'idée de créer une nouvelle École de Nice «est amusant[e] et cela doit suffire à la justifier…» Je pense qu'il n'est pas excessif de faire le rapprochement avec Museo Teo «musée sans siège ni œuvres» mais surtout «lieu du jeu et de l'ironie» (sans oublier que le jeu est une chose très sérieuse) : bien au contraire, je pense que c'est là un des traits communs comme nous pourrons le constater dans les autres réponses, avec la recherche d'un nouveau modèle de relations, internes et externes à l'art.
A la question «Quelle attitude avoir face au marché de l'art et à sa diffusion?» Pascal-Champollion répond : «Un mélange de ruse et de naïveté» parce que «notre génération est pragmatique, jusque dans sa poésie». «Être soi-même!» pour Kristof et «Être cohérent et ne pas trop se la jouer» selon Gilles Chaix. «Savoir se vendre sans se donner, est-ce la solution?» se demande aussi Tirole, tandis que Moya soutient que «Il me reste à vivre de mon travail d'artiste et il devient donc nécessaire d'accumuler les expos» et que «la multiplication des expos est une des meilleures manières de diffuser l'art». «Face au «marché» de l'art, système sclérosé et manipulateur» il faut affirmer l'indépendance et l'autonomie des artistes, ils doivent s'associer, former des groupes qui s'autogèrent, s'autoexportent, affirme Albertine sans s'isoler pour autant «tout en pouvant dans le même temps collaborer, se faire soutenir par des galeries, des musées, des entreprises...». «Ouvrir et créer des marchés et des diffusions multiples» nous dit Alpi, mais ne pas se focaliser sur le marché : «oubliez le marché et continuez de créer». 
La question de l'«Influence régionale» semble surtout liée à la pratique effective de chaque artiste. («La Galerie du Lundi» est assurément «une attitude typiquement niçoise») et au caractère des lieux («notamment par rapport à tous les clichés et à toutes les légendes que Nice véhicule») comme «une influence régionale socio-climatique évidente, soleil, mer, chaudes soirées d'été» caractérise une partie des réponses qui, plus romantiques et moins idéologiques rappellent «les cactées qui forment des tunnels sur les falaises de Monaco» et comme reconnait Chaix «nous vivons plus au soleil que nous y travaillons». Plus pragmatique, Moya réaffirme la nécessité de connaître les particularité socio-géographiques qui motivent les artistes de cette région.
«Peut-il exister une Nouvelle École de Nice; si oui, quelle doit-être sa stratégie?» A la vision pessimiste de Chollet qui la voit comme «consolation des artistes niçois de se regrouper pour se sentir moins seuls» s'oppose Kristof, selon qui «elle existe déjà» et rappelle la nécessité de «la représenter ensemble, avec l'expression propre de chacun, pour en faire une force commune». Ici les réponses hésitent entre la reconnaissance franche ou la vague possibilité d'existence : «Je préfère croire qu'il y a aujourd'hui des artistes vivant à Nice, perpétuant un esprit, proposant une création pertinente, propre à leur génération…» (Bataillard). «Il doit exister une Nouvelle École de Nice ou bien on continuera de vivre sur des mythes en décomposition…» avec la nécessité qui en découle de «développer une stratégie de l'ouverture» (Albertine). «Au fait, pourquoi École de Nice ? S'il y a en ce moment un mouvement artistique actif et fécond sur la Côte d'Azur, pourquoi le limiter à une redite d'un événement historique qui a fait ses preuves et son temps?» se demande sceptique Véronique Pascal-Champollion, qui soutient une revendication d'identité individuelle et locale («Nous n'avons rien à dire, mais nous le crierons quand même. Laissez-nous nos parasols, nos pins et nos pinceaux») sans nier pour autant la nécessité de formaliser un parcours naturel et de rechercher des moyens de travailler communs : «À dire vrai, toutes les stratégies sont bonnes pour peu qu'elles ne soient pas ennuyeuses, des moyens classiques à toutes les diffusions parallèles comme nous l'avons déjà expérimenté, avec la Galerie du Lundi ou avec l'Italie (Museo Teo et Bloom)». 
Les réponses sont plus problémati-ques lorsqu'on en vient à la définition des fondements. A part «un art résolument d'avant-garde», il semble «qu'il n'y a pas de lien théorique qui unisse les différentes œuvres…» (Bataillard). A la question «Sur quelle base théorique peut se construire une Nouvelle École de Nice?» un des initiateurs, Lemalin, propose une solution individuelle et partant de l'affirmation que «l'art c'est les meilleures solutions des matériaux aux fins de l'esprit» en déduit de «manifester le blanc : attitude d'être habillé de blanc tous les jours depuis des années». Plutôt qu'une base théorique semble émerger l'exigence de formaliser une expérience fondée sur la pratique. En effet «Ce qui nous concerne plus, c'est le processus de création et les objets qui en résultent», de là, la nécessité de rechercher des «points communs entre les artistes» et «de mettre en oeuvre des manières nouvelles d'expositions».
La demande de «rédiger un manifeste de la Nouvelle École de Nice» est accueillie avec perplexité : «Un manifeste? Cela me semble vaguement contraire à l'esprit d'une Nouvelle École de Nice...» (Pascal-Champollion). Perplexité qui transparaît dans le ton joueur des réponses : «Il y a toujours un peu d'huile d'olive qui coule du pan bagnat sur le pantalon d'un artiste niçois» (Chollet), 
«N ous faisons l'amour avec nos spectateurs 
I mmergeons notre cri dans le cri de la foule 
C omme détachés de l'art, vivons sans théorie 
E cole arrachée aux bombes et au soleil» (Albertine), pour conclure avec Alpi :  «A bas l'école et vive Nice»

(Texte original :
Nella frase con cui Tirole introduce le sue risposte è possibile identificare uno spirito di gioco che si può rintracciare in molte delle altre prese di posizione, come quando Moya sostiene che solo l'idea di creare una nouvelle école de Nice «est amusant et cela doit suffir à la justifier…» Non credo sia una forzatura per far tornare il conto con Museo Teo «musée sans siège ni oeuvres» ma soprattutto «luogo del gioco e dell'ironia» (ricordandosi che il gioco è una cosa molto seria): credo invece che sia uno dei tratti comuni insieme, come vedremo in molte altre risposte, con la ricerca di un nuovo modello di relazioni interne ed esterne all'arte. Alla domanda «Quelle attitude avoir face au marché de l'art et à sa diffusion?» Pascal-Champollion risponde: «Un mélange de ruse et de naïveté» perché «notre génération est pragmatique, jusque dans sa poésie». «Être soi-même!» per Kristof e «Être cohérent et ne pas trop se la jouer» secondo Gilles Chaix: «Savoir se vendre sans se donner est-ce la solution?» si chiede ancora Tirole, mentre «Il me reste à vivre de mon travail d'artiste et il devient donc nécessaire d'accumuler les expos» - sostiene Moya - anche se in fondo «la mulitiplication des expo est une des meilleure manière de diffuser l'art». «Face au «marché» de l'art, système sclérosé et manipulateur» bisogno affermare l'indipendenza e l'autonomia degli artisti, che devono associarsi, formare dei gruppi dove autogestirsi, autoesporsi, afferma Albertine, senza per questo isolarsi «tout en pouvant dans le même temps collaborer, se faire supporter par des galeries, des musées, des entreprises...». «Ouvrir et créer des marchés et des diffusions multiples» ci dice Alpi, ma attenzione al mercato: «oubliez le marché et continuez. de créer». 
L'»Influence régionale» sembra essere un problema sentito soprattutto in relazione alla pratica reale di ciascun artista («La Galerie du Lundi» è sicuramente «une attitude typiquement niçoise») e all'identità dei luoghi («notamment par rapport à tous les clichés et à toutes les légendes que Nice véhicule») così «une influence régionale socio-climatique évidente, soleil, mer, chaudes soirées d'été» caratterizza una parte delle risposte che si fanno più romantiche e poco ideologiche fino a ricordare «les cactées qui forment des tunnels sur les falaises de Monaco» e, come fa Chaix, riconoscere que «nous vivons plus au soleil que nous y travaillons». Più pragmaticamente Moya riafferma la necessità di conoscere i modelli che motivano gli artisti di questa regione in relazione alle particolarità socio-geografiche. 
Quanto all'interrogativo se «Peut-il exister une Nouvelle École de Nice; si oui, quelle doit-être sa stratégie?» alla visione pessimista di Chollet che la vede come «consolation des artistes niçois de se regrouper pour se sentir moins seul» si contrappone Kristof, secondo cui «Elle existe déjà» e richiede la capacità di essere uniti per «la représenter ensemble, avec l'expression propre de chacun, pour en faire une force commune». Qui le risposte oscillano tra una presa d'atto di una sua possibile esistenza: «Je préfère croire qu'il y a aujourd'hui des artistes vivant à Nice, perpétuant un esprit, proposant une création pertinente, propre à leur génération…» (Bataillard) e quella della necessità di ridefinirsi: «Il doit exister une Nouvelle École de Nice ou bien on continuera de vivre sur des mythes en décomposition…» con la conseguente necessità «développer une stratégie de l'ouverture» (Albertine) e lo scetticismo: «Au fait, pourquoi École de Nice ? S'il y a en ce moment un mouvement artistique actif et fécond sur la Côte d'Azur, pourquoi le limiter à une redite d'un événement historique qui a fait ses preuves et son temps?» si chiede Véronique Pascal-Champollion, che sostiene una rivendicazione di identità individuale e locale («Nous n'avons rien à dire, mais nous le crierons quand même. Laissez-nous nos parasols, nos pins et nos pinceaux») senza per questo negare la necessità di dare una forma a un percorso naturale e ricercare degli strumenti di lavoro comune: «À dire le vrai, toutes les stratégies sont bonnes pour peu qu'elles ne soient pas ennuyeuses, des moyens classiques à toutes les diffusions parallèles comme nous l'avons déjà expérimenté, avec la Galerie du Lundi ou avec l'Italie (Museo Teo et Bloom)». 
Più problematiche le risposte quando si arriva al dunque, perché, fatto salvo che debba trattarsi di «un art résolument d'avant-garde», sembra poi «qu'il n'y a pas de lien théorique qui unissent les différentes œuvres…» (Bataillard) così che alla domanda «Sur quelle base théorique peut se construire une Nouvelle École de Nice?» uno dei promotori dell'iniziativa, Lemalin, propone una soluzione individuale e partendo dalla convinzione che «l'art c'est les meilleurs solutions des matériaux aux fins de l'esprit» giunge alla conseguenza di «manifester le blanc: attitude d'être habillé de blanc tous les jours depuis des années». Più che di una base teorica sembra emergere l'esigenza di dare una forma all'esistente fondato sulla pratica, perché «Ce qui nous concerne plus, c'est le processus de création et les objets qui en résultent», e quindi la necessità della ricerca di «points communs entre les artistes» e su quella «de mettre en oeuvre des manières nouvelles d'expositions». La perplessità rispetto alla possibilità di «rédiger un manifeste de la Nouvelle École de Nice»: «Un manifeste? Cela me semble vaguement contraire à l'esprit d'une Nouvelle Ecole de Nice...» (Pascal-Champollion) si esprime anche nel tono giocoso delle proposte: «Il y a toujours un peu d'huile d'olive qui coule du pan bagnat sur le pantalon d'un artiste niçois» (Chollet), «Nous faisons l'amour avec nos spectateurs Immergeons notre cri dans le cri de la foule Comme détachés de l'art, vivons sans théorie Ecole arrachée aux bombes et au soleil» (Albertine) per concludere con Alpi: «À bas l'école et VIVE NICE». )
 

PANORAMA DE LA CRÉATION CONTEMPORAINE
Gérard PETTITI, historien et artiste à Monaco (groupe KAKTUS)

Si " faire école " - par définition - revient à fonder des pratiques artistiques sur un enseignement, alors l'École de Nice est morte dans les années 80 avec la Villa Arson. Mais envisager une École de Nice du troisième millénaire est aujourd'hui chose possible car les acteurs sont déjà là ; encore faut-il s'entendre sur les bases. 

La création contemporaine doit avoir droit de cité quand elle est vivante, car comme toute forme d'expression elle se doit d'être défendue au mieux, c'est-à-dire par ses acteurs physiques.  De plus, une structuration locale de type londonien me semble être un paradoxe pertinent applicable au contexte, à savoir :  Enfin pour clore le panorama avenir et au vu de l'histoire contemporaine, je souhaite que l'École de Nice du XXIième siècle conserve et développe ses aspects expérimentaux, politiques et sociaux aux fins que ce " laboratoire sous le soleil " devienne autre chose qu'un lieu de villégiature pour retraités de la Création.
 
 
Marie-Aimée TIROLE
Louis PASTORELLI
Y a-t-il besoin d'une nouvelle école à Nice ?

Quelle attitude avoir face au marché de l'art et à sa diffusion ? 
Y a-t-il dans votre œuvre une influence régionale ? 
Peut-il exister une Nouvelle École de Nice ; si oui, quelle doit-être sa stratégie ? 
Sur quelle base théorique peut se construire une Nouvelle École de Nice ? 
Si vous deviez rédiger en quatre lignes un manifeste de la Nouvelle École de Nice, quel serait-il ?

On assiste à un boom dans le nombre des enfants et des jeunes à Nice 
L'image d'une ville de vieux est fausse Nice est seulement une ville dirigée par des vieux 
Une nouvelle école si les besoins en effectifs se font sentir, est toujours la bienvenue 
Le problème chronique c'est les sous-effectifs en postes de professeurs ; 
par exemple : quartier St Roch : à la maternelle on a supprimé cette année 2 classes, donc 2 postes le jour de la rentrée, mettant plusieurs enfants de deux ans à la porte 
On a supprimé aussi des postes d'assistantes maternelles pour des classes de 28 élèves 
Chaque année les effectifs diminuent au nom des restrictions de budget, petit à petit 
Pareil pour les hôpitaux. 

Une nouvelle école ? il existe un projet identique une calandrette, école où l'enseignement se fait en Niçois aux enfants de maternelle, mais la calandrette peut avoir le même travers que l'école française, ne pas tenir compte de l'histoire de Nice (bien que la méthode Freinet amène une autre vision de l'enseignement) 
Une nouvelle école ? le problème des locaux est, il est vrai un problème important mais encore une école privée uniquement basée sur le bachotage, la réussite individuelle bof..... 
Une nouvelle école où les professeurs formeraient d'autres profs pour les profs à venir, des profs qui resteraient toujours dans cette seule école pour les autres profs de cette école, ça serait une grosse école qui grossirait très vite, ça serait beau hein ? Je sais pas si on donnerait des bourses ? on attendrait pour voir 
Celà dit il y a énormément de jeunes à Nice et ils pourront quelques années aller sous des ciels radieux de Paris pour enfin faire carrière et avoir un bon diplôme... Ou peut-être pas... ils iront à Berlin ou Londres faire pareil 

Réponse question 2 Tout cela pour vous dire aussi qu'une région ça n'existe pas, c'est seulement une conception administrative de l'état 

Suite de la première partie Si aujourd'hui être peintre ou sculpteur se résume à être le meilleur pour se vendre et à se regarder le nombril qu'ils aillent tous se faire foutre eux et les marchands 
Si l'unique motivation des " artistes " même entre eux est de se réunir sous un label comme il en existe d'autres types euuuuh.... je sais pas moi " veau français " ou " porc français " d'appellation contrôlée, bœuf français garanti qui n'a pas mangé de farine de viande 
Il vaut mieux être clair et se recycler dans l'alimentaire, le prêt-à-porter, l'artisanat d'art, la vente par correspondance ou beaucoup mieux : vendre de la bière, en ce moment c'est la seule chose qui marche bien 
oui, créer une nouvelle marque de bière par exemple et faire des expo pour attirer du monde en rouvrant des pissotières parce qu'y en n'a plus et que la bière, ça fait pisser (gratuite si possible) 
Je suis obligé de gagner ma vie c'est comme ça, je suis obligé à marcher avec les autres OK 
Je préfère aller peindre des plafonds, décharger des cagettes plutôt que d'aller faire des courbettes à une bande de pingouins qui méprise ma famille, notre culture et une partie de ce que je suis 

PS : ça fait un moment que j'ai plus déchargé des cageots
 

ALBERTINE 

Quelle attitude avoir face au marché de l'art et à sa diffusion ? 
Face au " marché " de l'art, système sclérosé et manipulateur, la réaction des artistes peut être de former des groupes, associations, organisations. Si de telles structures aboutissent, les artistes s'autogèrent, s'autoexposent, s'autopromotionnent, selon l'éthique de leur mouvement - tout en pouvant dans le même temps collaborer, se faire soutenir par des galeries, des musées, des entreprises... 

Il faut développer l'indépendance de l'artiste, l'indépendance financière en premier lieu car elle permet une totale liberté de création. Ce qui ne signifie pas rejet des institutions et des entreprises reliées à l'art, au contraire. Il faut renforcer le pouvoir de l'artiste face à ces structures et travailler à établir une réelle coopération entre les deux mondes pour en finir avec l'alternative traditionnelle : artiste en demande/artiste demandé. 

Y a-t-il dans votre œuvre une influence régionale ? 
Je pourrais interpréter la violence de certains de mes travaux comme tirée de la violence que je perçois dans la ville de Nice, mais aussi dans tout le bassin méditerranéen et en particulier à l'égard de la femme. 

Mais c'est une influence secondaire et de plus le qualificatif de " régional " ne lui est pas vraiment approprié. 

Peut-il exister une Nouvelle École de Nice ; si oui, quelle doit-être sa stratégie ? 
Il doit exister une Nouvelle École de Nice ou bien on continuera de vivre sur des mythes en décomposition, des cultes klein-i-istes, auxquels on pourra seule confronter une " École Villa Arson " bien mystérieuse, bien trop institutionnalisée et plus parisienne que niçoise. 

Il faut développer une stratégie de l'ouverture : d'une part par l'indépendance des artistes qui s'autogérant pourraient s'exprimer le plus librement possible et en plus grand nombre, d'autre part par un élan vers le public et le public le plus large possible (idée loin d'être nouvelle, mais loin d'être usée). 

Sans être forcément " provinciale ", l'École de Nice est celle du Sud et du soleil : elle sort dans la rue, gueule, manifeste. Elle doit être une palpitation nouvelle au cœur de la cité, de la région et pourquoi pas, donner le hoquet à la capitale. Elle doit s'exposer autant dans les lieux publics que dans les galeries et prendre, de gré ou de force une des premières places dans les débats de la vie publique à l'échelle locale ou nationale. 

Sur quelle base théorique peut se construire une Nouvelle École de Nice ? 
Un art résolument d'avant-garde, de tendance plutôt conceptuelle, et qui casse à tout prix, définitivement et une bonne fois pour toutes ( !) l'image de l'art-objet, art-décoration.
Nous voulons un art qui parle, un art chaleureux qui prenne position dans le monde d'aujourd'hui et pas seulement dans le monde de l'art. Un art dont la théorie est de ne pas en avoir, parce qu'à force de se regarder le nombril, il a chopé une hépatite. 

Si vous deviez rédiger en quatre lignes un manifeste de la Nouvelle École de Nice quel serait-il ? 
N ous faisons l'amour avec nos spectateurs 
I mmergeons notre cri dans le cri de la foule 
C omme détachés de l'art, vivons sans théorie 
E cole arrachée aux bombes et au soleil
 
 
 
Maurice 
MAUBERT
Henri KALAM

Le marché de l'art c'est en quelque sorte le jeu de l'offre et de la demande.
Si l'offre est supérieure à la demande, alors on y trouve son compte. Mais malheureusement aujourd'hui c'est l'inverse qui se produit, d'où crise du marché de l'art, la demande étant supérieure à l'offre. Pour pallier cela, il y a peut-être une solution qui ne conviendra pas à tous, mais c'est déjà ça !

L'idée serait de renverser la vapeur en créant un effet de rareté, et de ne plus montrer son travail dans 30 endroits différents dans l'année, ce qui fait dire à certains que l'artiste par cette profusion d'expositions galvaude son travail et que la créativité serait reléguée au second rang derrière la productivité de masse. Choisir quelques lieux pour y montrer un travail toujours spectaculaire, vocation essentielle des artistes de cette fameuse École de Nice, et drainer par cela des galeries qui s'intéressent à vous et qui ne se seraient jamais manifestées avant.

Si l'on entend par régionale une réalité géographique, je dirais non. Mon appartenance régionale ne se situe que dans l'idéologie qu'avaient véhiculée mes pairs, les nouveaux réalistes, et je ne crois pas qu'à leur époque eux-mêmes ils se soient montrés plus influencés que ça par la région. Car les idées que je véhicule à travers mon travail ne sont pas spécifiquement, tant sur le fond que sur la forme, liées à un particularisme régional mais plutôt à une vision globale et universelle.

Je ne crois pas qu'au sens stricto senso du terme il puisse y avoir une nouvelle École de Nice, mais plutôt une continuité avec les patriarches de la Nouvelle Réalité. Les choses évoluent et les artistes avec.

La dernière génération dont je fais partie a conscience qu'une nouvelle approche en art doit se faire sans toutefois, et c'est là toute la difficulté, tirer un trait définitif sur ce qui s'est fait avant.

Justement (et c'est là l'aspect novateur) sur aucune base théorique. Car l'histoire montre que parfois la théorie tue dans l'œuf la pratique. Alors pour une Nouvelle École de Nice il faut une réalité pratique qui découle directement de l'aspect spectaculaire de la chose. Renouer avec les happenings, les interventions publiques autant qu'éphémères. Re-donnons à voir du spectacle, et pourquoi pas du ludique. C'est par ce genre d'approche que nous pourrons amorcer une éventuelle nouvelle École de Nice.

Par notre singularité nous donnons à voir autrement

Nous donnons à penser autrement

Nous sommes le G.A.N.G. de la nouvelle donne

Nous sommes le Groupe d'Artistes Niçois

Géniaux

Mais attention car il faut en rire

HENRY KALAM oct. 1997
Marcel BATAILLARD  

1/ Le marché de l'art, la diffusion : quelle attitude ?  
Etre tout à la fois Sampiero Corsu, Lacenaire, T.E. Lawrence, Manolete, Spaggiari, Marius Jacob et soi-même…  

2/ Influence régionale ?  
Il y a certainement influence de la région sur l'œuvre, notamment par rapport à tous les clichés et à toutes les légendes que Nice véhicule. La lumière du sud qui éblouit tant les peintres… Le sens du geste rare, du beau geste, du geste gratuit… Spaggiari, aux multiples visages… Le passage du Saint-Suaire… Un peu plus loin, les véroniques servies aux toros d'Arles et Nîmes… Et la Corse qui est là, en face, invisible, et qui m'appelle…  

Tout cela a certainement participé à la naissance du peintre aveugle (voir plus loin…).  

3/ Nouvelle école de Nice, quelle stratégie ?  

Si l'on s'en tient à la stricte appellation de "Nouvelle Ecole de Nice", on ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec d'autres termes : le "Nouveau Bonux" est-il réellement différent du "Bonux" classique ? La "Nouvelle Ecole de Nice" peut-elle être autre chose que la répétition ou la déclinaison par de nouveaux artistes de ce que d'autres, en leur temps, ont déjà été ?  

Et la stratégie alors ? Faut-il essayer de démontrer, par exemple, qu'Arman n'a pas tout dit sur les accumulations, ni Klein sur le monochrome…? Faut-il faire du lobbying ? La stratégie, ça ne serait pas, un peu, du marketing ? Je ne suis ni un produit, ni un alibi culturel, ni un animateur social, ni un "plus" touristique. J'ose espérer que je ne suis pas le seul. Je préfère croire qu'il y a aujourd'hui des artistes vivant à Nice, perpétuant un esprit, proposant une création pertinente, propre à leur génération, qui sans doute n'aurait pas pu voir le jour sans la reconnaissance de l'Ecole de NiceTM à un niveau national et international, qui elle-même doit sans doute beaucoup à la présence sur la Côte de Picasso, Picabia, Matisse et autres.  

Rester exigeant vis-à-vis de mon travail, aller voir et me faire voir ailleurs, c'est là ma stratégie.  

Elle en vaut bien une autre...  

et de toute façon j'ai toujours préféré le poker aux échecs. 
4/ Nouvelle école de Nice : quelle base théorique ?  

Le hasard des rencontres et des affinités, intellectuelles ou sensuelles, ont favorisé l'éclosion d'un petit groupe. Il me semble qu'il n'y a aucun lien, ni théorique, ni esthétique, ni de génération, qui unisse les différentes œuvres… Il n'y a qu'une volonté de se faire entendre, de se faire une place au soleil. Aussi le terme de "Gang des Niçois" ou de "Frères de la Côte" me semble mieux correspondre à la "réalité du terrain".  

5/ Nouvelle école de Nice : quel manifeste ?  

Si manifeste il devait y avoir, et sans revenir sur les différentes appellations - mal - contrôlées précédemment évoquées, le texte que j'ai jadis cloué aux murs  

de la Galerie des Antiquaires me paraît "convenable".  
Libre association de personnes volontaires, décidées à ne subir que leur propre loi, et prêtes, pour ce faire, à utiliser tous les moyens, y compris artistiques.  

Dans l'attente de vous lire, veuillez agréer, etc.

KRISTOF  

1. Quelle attitude avoir face au marché de l'art et à sa diffusion ?  
- Être soi-même !  
- S'affirmer en tant que " Nouvelle " école de Nice.  
- Apprendre à se raréfier.  

2. Y a-t-il dans votre œuvre une influence régionale ?  
L'influence régionale, c'est nous si nous le décidons.  

3. Peut-il exister une Nouvelle École de Nice ; si oui, quelle doit-être sa stratégie ?  
A. Elle existe déjà.  
B. L'UNITÉ.  
Être capables de la représenter ensemble, avec 
l'expression propre de chacun, pour en faire 
une force commune. 
4. Sur quelle base théorique peut se construire une Nouvelle École de Nice ? 5. Si vous deviez rédiger en quatre lignes un manifeste de la Nouvelle École de Nice quel serait-il ?  
La " Nouvelle " école de Nice est la théorie.  

Je me demande s'il ne faudrait pas oublier le titre ?
 
GALERIE
GALLO 
4, rue Francis Gallo 
06100 NICE 
du mardi au samedi 
10h 12h, 15h 18h30
 
 Fournitures pour artistes
 
 
Jean-Claude LEMALIN  
LA REVOLUTION NICOISE
ART MOBIL exprime les distances entre la matière et l'esprit. L'idée même de la création est dans l'absolu le terrain de l'évolution des âmes.  

Sur quelle base théorique peut se construire une Nouvelle École de Nice ?  
L'art c'est les meilleures solutions des matériaux aux fins de l'esprit, ainsi tout est Art, car tout est solution dans l'espace-temps.  
Au point de départ de la réalité :  
Dieu est Art.  
Ce concept me conduit à manifester le blanc : attitude d'être habillé de blanc tous les jours depuis des années.  

Quelle attitude avoir face au marché de l'art et à sa diffusion ?  
Face au système périssable de l'institution politique de l'art en France, je préconise «les sirènes de Lemalin».  

Y a-t-il dans votre œuvre une influence régionale ?  
Les sirènes à Nice existent depuis que la femme existe. Renoir les a peintes, les phéniciens, l'homme de Terra Amata...  

Peut-il exister une Nouvelle École de Nice ; si oui, quelle doit-être sa stratégie .  
Le terme «nouvelle» exprime l'idée qu'une École de Nice a déjà existé : un concile autour de l'objet a bien eu lieu, École 1. Un deuxième concile semble poindre. L'esprit créé dans la matière est plus important que la valeur décorative ou que la valeur de témoin historique.  

Si vous deviez rédiger en quatre lignes un manifeste de la Nouvelle École de Nice quel serait-il ?  
Les sirènes exposées à la Galerie du lundi sont `made in Côte d'Azur'.  

Post Scriptum  
Avec les sirènes on m'accusera plus de pornographie. On ne copule pas avec les sardines

Premier témoignage de sympathie, de Cologne.  

Etienne SZABO 

 

Fidelio, sponsor officiel de la Nouvelle École de Nice
 

Patrick MOYA

1. Quelle attitude avoir face au marché de l'art et à sa diffusion ?
Il existe une telle différence entre les années 60-70 et les années 80-90 qu'on ne peut envisager une attitude déjà connue. Il y a trop d'artistes, l'avant-garde peut se vivre en fonctionnaire, l'opposition au système est institutionnalisée et instrumentalisée par les services de presse de la moindre ville de province. 
Les lieux d'expo se multiplient et l'ingénierie culturelle, les relations art-entreprise sont devenues le mythe à la mode. Si l'on ajoute que nous avons vu l'échec idéologique de la plupart des mouvements artistiques où par exemple ceux qui voulaient détruire le Musée ne veulent plus en sortir on comprendra que l'attitude de l'artiste aujourd'hui soit plus finement stratégique, moins perceptible immédiatement et utilisant les éléments conceptuel et matériel de l'art comme des outils à des fins qui sont au-delà des arts plastiques en tant que médium spécifique. Mon caractère me pousse à accumuler les interventions et les expos. Cette attitude ne favorise pas l'obtention de bourses ou de subventions. N'ayant pas l'intention d'être prof, de plancher sur des demandes de bourses ou de "travailler" il me reste à vivre de mon travail d'artiste. La multiplication des expos est une des meilleures manières de diffuser l'art. Les solutions les plus simples sont les meilleures. Je tente d'avoir une grande stratégie globale qui mène mon travail et j'évite les petites stratégies (raréfaction volontaire de l'œuvre, choix des expos, raréfaction de l'artiste...) 
2. Y a-t-il dans votre œuvre une influence régionale ? 
L'attitude que je décris précédemment me vient sans doute de mes origines espagnoles, elle est déjà une attitude "du sud" en opposition à une attitude du nord "protestante" qui privilégie l'absence, le manque, l'altérité et la culpabilisation de l'artiste et du regardeur. En ce sens je suis déjà dans une optique régionale ; mais Nice et la côte ont deux particularités supplémentaires : nous sommes dans une région balnéaire et nous avons vu et voyons passer les artistes au faîte de leur gloire, riches et heureux. Notre modèle est celui des vacances de la gloire et de la réussite facile. Sans cette compréhension des modèles qui ont motivé les artistes de cette région on ne peut comprendre la particularité de l'École de Nice. 
3. Peut-il exister une Nouvelle École de Nice ; si oui, quelle doit-être sa stratégie ? 
Créer une nouvelle École de Nice est amusant et cela doit suffire à la justifier. Que personne n'y croit n'a aucune importance. Nous n'avons aucun scrupule à utiliser (sans le revendiquer) ce terme pour des raisons purement stratégiques. Cette utilisation ne signifie pas pour autant une admiration pour l'École de Nice dans sa totalité. Si l'École de Nice a vraiment une importance, elle n'a rien à craindre sinon elle pourra toujours profiter de la publicité que nous lui apportons. Il n'y a plus de grands mouvements internationaux car il y a trop d'artistes et trop de possibles, il n'y a plus que des sites (voir Internet) et des situations. 
4. Sur quelle base théorique peut se construire une Nouvelle École de Nice ? 
Sur les points communs entre les artistes. Sur le fait que si les "Nouveaux réalistes" fournissaient de l'objet, notre problème serait plutôt de fournir de l'information. Peut être également sur la nécessité de mettre en œuvre des manières nouvelles d'expositions, de musées, en oubliant les modèles américains et du nord de l'Europe qui donnent aux architectes, aux décorateurs et aux curateurs la place prépondérante que dans ce contexte ils méritent. Les artistes sont responsables de la faiblesse de leur position mais ils doivent reconquérir leur place en trouvant de nouveaux moteurs à l'art. Il y a sans doute à théoriser les moyens de reprendre une puissance perdue ; la seule, unique et dernière solution est de passer par l'artiste qui est le dernier élément spécifique de l'art contemporain et qui pour l'instant n'existe que par la force de sa prétention et la nécessité de remplir des espaces culturels. Il faut dépasser le cloisonnement entre les média qui permet à un critique de cinéma de juger un film sur la base de l'histoire du cinéma alors que les grands films sont au-delà de ces classifications héritées d'une culture littéraire. De même je n'ai aucune envie, plutôt abandonner pour faire autre chose (de la télévision) si c'est le cas, d'être l'artiste d'un médium spécifique "les arts plastiques". Je veux être l'Artiste de la culture orale, l'artiste chamanique qui se sert du "Médium" (de tous les média : art contemporain, musique, vidéo, cinéma, TV, danse, dessin animé...) à une fin unique : affirmer la présence de l'humain. 
5. Si vous deviez rédiger en quatre lignes un manifeste de la Nouvelle École de Nice, quel serait-il ?  

Pour les vacances de l'art
Préférer se faire appeler maître
sur le cours Saleya que Monsieur
le professeur à la Villa Arson
Préférer le trop au manque
Préférer la frime à la culpabilité
Préférer la présence à l'absence
Nice, octobre 97
 

Gilles CHAIX 

POUR UNE NOUVELLE ÉCOLE DE NICE 

1. Quelle attitude avoir face au marché de l'art et à sa diffusion ? 
Je crois que l'attitude face au marché est très simple : tout est bon, la sélection ne peut se faire que s'il y a beaucoup de demande mais j'aurais une préférence pour montrer des dossiers et utiliser les moyens des municipalités en utilisant leurs lieux culturels. Petit à petit, être cohérent et ne pas trop se la jouer. 
2. Y a-t-il dans votre œuvre une influence régionale ? 
Depuis 17 ans, je peins dans la région. Je crois que c'est vite vu. Couleurs, thèmes, facilité du travail. Nous vivons plus au soleil que nous y travaillons, ce qui est très important, on se connaît tous et tout le monde se croise ou a déjà exposé et montré ensemble nos travaux sans toujours être soutenus par les décideurs. 

3. Peut-il exister une Nouvelle École de Nice ; si oui, quelle doit-être sa stratégie ? 
Cette appellation Nouvelle École de NICE ne peut être qu'une résolution commerciale à notre problème car je pense que le thème et notre façon de peindre sont en réaction à nos prédécesseurs... ceux-ci utilisant l'objet pour se l'approprier, le détruire, le reconstruire, le modifier donc une façon de jouer avec la société de consommation ou de la condamner. Maintenant qu'ils ont cassé l'objet, nous sommes libres, et cette liberté est difficile à aborder, le sujet étant plus important que l'objet. Qu'est-ce que le sujet, Dieu, l'homme, la parole, l'état d'âme. Le sujet doit reprendre la parole et chaque artiste doit trouver sa solution mais arrêter la compétition car l'objet 

4,5. Sur quelle base théorique peut se construire une Nouvelle École de Nice ?  
Si vous deviez rédiger en quatre lignes un mani-feste de la Nouvelle École de Nice, quel serait-il ? 
Pour ce qui est du manifeste j'ai il y a quelques mois écrit quelques slogans de ras-le-bol régional car tout est bloqué, il y manque vraiment beaucoup de communication. Lutter pour des clopinettes... La vie est dure dans le sud. Mais si je devais faire un manifeste de la Nouvelle École de Nice ce serait en ces termes.reprendrait le dessus. Il faudrait savoir jouer et doser les rapports de force, technique et sujet. Pour la technique, je crois qu'on a tout vu, maintenant il ne nous reste plus qu'à résoudre. 
manifeste 97 : 
- un éventail le plus large des artistes du sud  
- sincérité personnelle et amateurisme professionnel  
- après la figuration, après l'abstraction, la simplicité  
- compréhension d'une dualité  
- changement et évolution  
- enclencher une recherche sur la naïveté, même si cela me paraît utopique car celle-ci nous amène sûrement à une simplicité et un vocabulaire plus global

Mauro ALPI

1. Quelle attitude avoir face au marché de l'art et à sa diffusion ? 

Ouvrir et créer des marchés et des diffusions multiples. 

2. Y a-t-il dans votre œuvre une influence régionale ? 
Le fait d'intervenir chaque lundi sur le cours Saleya au sein du marché à la brocante avec «La Galerie du Lundi» me semble être une attitude typiquement niçoise

Œuvres, performances, personnelles et d'artistes invités, sont données à voir à un public de hasard. 
Dans ce sens j'ai trouvé un autre marché, une autre diffusion spécifique mais pas différente du désir d'être hors les murs, qu'avaient certains niçois premiers. 
3. Peut-il exister une nouvelle École de Nice ; si oui, quelle doit-être sa stratégie ? 
La 2 répond à la 3. Si c'était une stratégie, elle est mise en place depuis Noël 91, mais il y a comme un rideau de fumée, qui me protège ou m'isole. 

Il y a un antagonisme dans cette durée, jusqu'où faut-il aller ?... Peut-être cette durée contredit-elle la spontanéité initiale ? Peut-être une telle initiative doit-elle se passer de stratégie ? 
4. Sur quelle base théorique peut 
se construire une Nouvelle  

École de Nice ? 
- s'affranchir en toutes choses ; 
- cesser d'être aux ordres ; 

- cesser d'avoir peur ; 
- brûlez votre dossier d'artiste ; 
- brûlez votre carte d'artiste ; 
- l'artiste c'est vous. 
Et surtout oubliez le marché et continuez de créer. 
5. Si vous deviez rédiger en 4 lignes un manifeste de la Nouvelle École de Nice quel serait-il ? 
A bas l'école et VIVE NICE, personne ne peut nous aliéner ce lieu géographique, dans lequel nous vivons aujourd'hui, ici et maintenant et où d'autres ont vécu en leur temps...
 
 
Vincent CALASSI 

 
 

Cher Lemalin je réponds aux questions avec bp de retard 
c'est parce que je suis un fainéant.  

1/ Il faut enfiler un casque et se mettre un suppositoire.  

2/ peut-être.  

3/ Une école ?  la stratégie c'est la guerre non ?  
  
4/ j'ai toujours été et je suis toujours mauvais à l'école 
ou pour écouter les autres alors la théorie je m'en fous un peu.  

5/ Il faut tuer tous les peintres et je serai le dernier. non je déconne mais j'y pense. 

 
Véronique PASCAL-CHAMPOLLION 
NOUVELLE ÉCOLE DE NICE ? 
Quelle attitude avoir face au marché de l’art et à sa diffusion ? 
Un mélange de ruse et de naïveté : notre génération est pragmatique, jusque dans sa poésie. 
Y a-t-il dans votre œuvre une influence régionale ? 
Tout d’abord une influence régionale socio-climatique évidente, soleil, mer, chaudes soirées d’été, incitant soit à philosopher, soit à une vie sociale intense ; yachts et manteaux de fourrure, plages surpeuplées et bijoux dorés... Résultat : une peinture colorée, jetée et bavarde qui n’hésite pas à chanter les divinités locales et actuelles : jeunesse, santé, lumière e tutti quanti. Ensuite le poids artistique historique de Nice jusqu’à la violence de l’École de Nice, le bric-à-brac de Ben, les performances de rue, ou plutôt de trottoir. 
Peut-il exister une nouvelle École de Nice ; si oui, quelle doit-être sa stratégie ? 
Oui, je vois déjà quelque chose comme une Nouvelle École de Nice, qui prendrait du recul par rapport à la critique sociale et par rapport au sérieux de l’acte pictural. Sa stratégie ? Le sérieux dans la désinvolture, mais est-ce une stratégie ? Je penche plutôt pour un cheminement naturel, résultat d’une situation socio-climatique particulière à la région niçoise (au pays niçois  serait plus juste) . 
A dire vrai, toutes les stratégies sont bonnes pour peu qu’elles ne soient pas ennuyeuses, des moyens classiques à toutes les diffusions parallèles déjà expérimentées, avec la Galerie du lundi ou avec l’Italie (Museo Teo et Bloom). 
Sur quelle base théorique peut se construire une Nouvelle École de Nice ? 
Il me paraît de peu d’intérêt de se situer par rapport aux modes et tendances artistiques passées, récentes ou actuelles, ni de définir une quelconque rupture ou renaissance. Ce qui nous concerne plus, c’est le processus de création et  les objets qui en résultent, qui ont une importance esthétique certaine, mais dont on sait qu’ils ne sont que quelques unes des innombrables possibilités de résultat. Impossible de se comporter comme si toute chose était primordiale et définitive. 
D’ailleurs nous ne reculons pas devant la surcharge de sens, écrits et images se bousculant avec l’habitude (méridionale?) d’en dire beaucoup mais en réalité de signifier autre chose. 
Si vous deviez rédiger en 4 lignes un manifeste de la Nouvelle École de Nice quel serait-il ? 
Un manifeste ? Cela semble vaguement contraire à l’esprit d’une Nouvelle Ecole de Nice, plutôt teintée de fantaisie et de liberté...  
Au fait, pourquoi École de Nice ? S’il y a en ce moment un (plusieurs ?) mouvement artistique actif et fécond sur la Côte d’Azur, pourquoi le limiter à une redite d’un événement historique qui a fait ses preuves et son temps ? 
- Nous n’avons rien à dire, mais nous le crierons quand même 
- Laissez-nous à nos parasols, nos pins et nos pinceaux 
Décidément, trop «manifeste», on verra plus tard pour la suite.
 

 
Embryon de nouvelle École de Nice. 1998

 
DACHI  
CRÉACTION/CRÉACTEUR  
 
 
Les "objets d'art" sont la conséquence d'une Créaction, c'est-à-dire d'une action créatrice qui se justifie en tout et pour tout dans sa signification spirituelle d'action nécessaire au dessein existentiel du Créacteur 
Ils ne peuvent donc avoir comme tels aucune relation avec une compensation pécuniaire pour leur passage de main ou de droit de possession.  

Le Créacteur (vrai) n'y pense même pas à l'éventualité (absurde dans son art) de "produire" un "objet d'art" destiné ou dans le but d'être échangé avec de l'argent, donc à une production d'objets susceptible d'être "forcée" ou augmentée en fonction du besoin majeur d'argent. C'est ça qui s'est produit dernièrement et qui a provoqué l'effondrement du "marché" éphémère  

de l'art contemporain.  

Une expression de la complicité effrénée dans l'envie de produire de l'argent, "facile" par la multiplication des "produits d'art" selon une logique ou nécessité économique (de marché) et non existentielle du créateur.  
On considère comme un moyen capital de régulation du domaine de l'ART Co, dépassé et révolu car pollué par l'esprit spéculatif introduit et entretenu par les intermédiaires (ou marchands d'art), la disparition de tout agent économique œuvrant pour la promotion improbable de l'art et de l'artiste.  
Le seul marché toléré est celui des reproductions et des livres d'art quand ils sont au service de l'histoire. La critique a malheureusement raté sa fonction essentielle d'histoire de l'art et doit être considérée elle aussi comme révolue et privée de signification

Denis CHOLLET 

Quelle attitude avoir face au marché de l'art et à sa diffusion ?   
Une attitude de marchand.   

Y a-t-il dans votre œuvre une influence régionale ?   
Non, aucune.   

Peut-il exister une Nouvelle École de Nice ; si oui, quelle doit-être sa stratégie ?   
La consolation des artistes niçois de se regrouper pour se sentir moins seuls.   

Sur quelle base théorique peut se construire une Nouvelle École de Nice?   
Cette question ne me concerne  
pas.   

Si vous deviez rédiger en quatre lignes un manifeste de la Nouvelle École de Nice, quel serait-il ?   
Il y a toujours un peu d'huile d'olive qui coule du pan bagnat sur le pantalon d'un artiste niçois.

 GALERIE ART 7 
GALERIE DES ANTIQUAIRES 
Art Contemporain 
7, promenade des Anglais, Nice 
Du mardi au vendredi
de 10 h 30 à 12 h et de 16 h à 19 h, 
dimanche de 15 h à 19 h 
 
Parkings Massenet et Méridien -
Téléphone : 04 93 88 82 29
 
 
 
La Galerie du Lundi 
Tous les lundis, cours Saleya, 
face à la Civette
ULTRA VIOLET 
1. Quelle attitude avoir face au marché de l'art et à sa diffusion ? 
Vendre, vendre et encore vendre. 
2. Y a-t-il dans votreœuvre une influence régionale ? 
Oui, les anges de la baie. 
3. Peut-il exister une Nouvelle École de Nice ; si oui, quelle doit-être sa stratégie ? 
Non, c'est la même qui continue. 
4. Sur quelle base théorique peut se construire une Nouvelle École de Nice ? 
Voir plus haut. 
5. Si vous deviez rédiger en quatre lignes 
un manifeste de la Nouvelle École de Nice quel serait-il ? 
Nice 
Nicea
Nike 
Victoire. 
Nux Vomica 
Nouveau CD 
sortie Octobre 98
The Managers 
 
CORPORATE SONGS 1   
MAXIMUM ROCK N'ROLL 
Management : 04 93 34 04 79 
 
NICE  
Cooking Art, 14 février 1998  
Exposition présentée par ART MOBIL, et par la Galerie du Lundi à la Galerie Art 7 / Galerie des Antiquaires  
ART MOBIL et le MUSEO TEO, de MILAN, ( «musée sans lieu ni œuvre»), animé par Giovanni BAI et Teo TELLOLI, poursuivent leurs échanges artistiques entre MILAN et NICE (en 97, exposition «Overtime» à Antibes, en janvier et exposition «Ex-voto» à Mezzago en avril), en apportant à NICE cette exposition collective qui a déjà beaucoup voyagé en Italie.  
Le N° 12 de MUSEO TEO, était consacré à l'art culinaire, chaque artiste ayant été prié de créer une recette. «... Les artistes ont librement butiné dans diverses traditions régionales ou dans les cuisines internationales ; certains ont bouleversé méthodes et procédures, d'autres ont fait des citations, des variations sur le thème, des références à des maîtres : exactement comme il advient dans toutes les formes d'art...» (Teo Telloli). Les artistes d'ART MOBIL (Alpi, Bai, Chaix, Champollion, Groupe Kaktus (Pettiti, Lesueur) Lemalin, Moya, Tirole...) ont participé à l'exposition avec des œuvres durables ou éphémères, dont beaucoup ont été consommées lors d'un vernissage mémorable.  
Rendez-vous à ART JONCTION, stand presse ART MOBIL/MUSEO TEO.  
Sortie du MUSEO TEO N° 13 : "LA CITTÀ DEI LUOGHI"  
Présentation le 9 juin à Milano, chez Spatia Edizioni.  
MUSEO TEO, via Aselli 14, 20133 Milano, Tel/Fax 02/713184, e-mail: gbai-mteo@rocketmail.com  
Théâtre Lino Ventura  
Exposition organisée par l'association ARCAS (Association Recherche Création Artistique Sociale), dans le cadre de la 5ième édition du festival L'AUTRE EMOI, du 22 mai au 26 juin. Théâtre Lino Ventura 168, bd de l'Ariane, NICE tél. 04 93 27 37 37.  

MONACO   
Méditerranné, exposition, du 9 juin au 4 juillet, vernissage le 9 juin, 19 h. Le MERIDIEN BEACH PLAZZA, 22, av Princesse Grâce, MONACO  
Salon des artistes de Monaco  
Exposition du 6 juin au 19 juin, invités MOYA, LAVERI et `Van Gogh est parmi nous', tlj 15-19h, vernissage le 5 juin à 19 h.  
Salle d'exposition de la Cité des Arts 4, quai Antoine 1ier, MONACO 

BEAULIEU  
La baie des Anges, exposition du 27 au 31 mai, GRAND CASINO DE BEAULIEU -Groupe Partouche, Salon Futur +, BEAULIEU-SUR-MER  

PARIS   
Anges apocalyptiques, ULTRA VIOLET, jusqu'au 27 juin, Galerie du Cirque, Sylvana Lorenz, 23, rue du Cirque PARIS 8ième.

ART MOBIL et MUSEO TEO, présents à ART JONCTION 98, stand presse. 

 
GALERIE
KAMIL
MONACO - ASPEN
 
La nouvelle École de Nice commence
sa tournée américaine cet été à ASPEN
GALERIE D'ART CONTEMPORAIN
Maîtres du XXième siècle - Jeunes artistes internationaux
Achat, Vente, Expertises
51, boulevard du Jardin Exotique, 98 000 MONTE-CARLO, MONACO
tél : 377 93 50 36 40, fax : 377 93 50 95 29
520 East Hyman avenue, ASPEN, COLORADO, 81611 USA
tél : 970 920 1670, fax : 970 920 15 99